Histoires comme-ci
3 octobre 2026
Les audelationautes
Lyon, mai 1976 Tout avait commencé lors d’un de ces trainant samedi matin d’après cours, dans l’intimité des vestiaires de notre club d’arts martiaux. Bernard, notre professeur, non sans une cinglante ironie, avait relancé Jacky à propos d’une de ses promesses de longue date…
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3 octobre 2026
Vallée des merveilles
Nice, rentrée universitaire septembre 1971 Ce soir là, de retour de mon cours de karaté, une tardive surprise au foudroyant gout d’électrochoc m’attendait dans ma chambre, que je laissais en permanence ouverte, compte tenu du très peu de probabilité d’irruption impromptue dans l’éden horticole retiré…
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20 septembre 2026
En plastique d'époque
Alberte Texier avait dû trouver dans sa boîte aux lettres l’un de mes prospectus « Chintroc », distribués en nombre dans les villages environnants. Devant impérativement libérer sa maison récemment vendue et déménager dès la fin de la semaine en cours, angoissée, elle m’expliqua son triste cas à…
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10 mars 2026
Entretien avec Dieu
Eté 2016, Saint-Germain-au- Mont-d’or
Jusque-là, tout s’était déroulé conformément à ce que j’avais toujours entendu dire, ou lu ; ou ce que j’avais eu besoin de croire, ou voulu croire. Il y avait eu, d’abord, cette progressive, volatile déconnection d’avec mon corps. Puis, ce libérateur allègement de ce que…
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22 décembre 2025
Vison
Nice, septembre 1970
« Dimanche soir, enfin… ! » La nuit, complice d’une éclatante pleine lune, s’éclairait gaiement de milles lucioles tremblantes se substituant à l’azur du jour. Un vent tiède iodé soufflant du large de la baie des anges affriolait gaîment les massifs feuillus dominant l’escalier de vieilles pierres moussues menant à la villa Borghèse. Escorté, puis précédé par quelques chats qui profitèrent de son intrusion silencieuse, Jesse, attentif, le cœur battant, poussa précautionneusement la grille rouillée de l’immense parc avant de se couler, telle une ombre, vers l’épais bosquet de magnolias, non sans s’être assuré qu’il n’y avait personne derrière les fenêtres éclairées du premier étage.
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21 août 2025
La guerre de Nanou
Pierre Bénite, juillet-aout 1941
J’ai tout juste 14 ans en cette presque troisième année de guerre. Je ne suis encore qu’une adolescente, mais ma croissance s’est avérée si prompte, fleur trop vite épanouie, que j’ai d’ores et déjà acquis mes proportions définitives et mon statut de femme. Une belle femme. Les regards concupiscents des garçons et même des hommes d’âge mûr ne sont d’ailleurs guère trompeurs, plutôt même flatteurs quoiqu’un peu inquiétants. Le principal inconvénient de cette métamorphose est que mon corps souffre encore davantage de la faim qu’avant, lorsqu’il n’était que celui d’une enfant…
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